Description
Publié en 1922, La Garçonne bouscula l’opinion dans la France d’après-guerre qui avait ingratement renvoyé les femmes à leurs fonctions domestiques et reproductrices pour tout remerciement de leur investissement pendant la guerre. Récit de la quête d’identité d’une jeune femme idéaliste, indépendante et libre dans sa sexualité, mais aussi mordace critique du cynisme des « profiteurs de guerre » et de la débauche de la haute bourgeoisie parisienne, le roman provoca un tollé général – mais fut un best seller adapté au cinéma l’année suivante ! – et valut à Victor Margueritte la perte de sa Légion d’honneur.
« Pour un être jeune qui n’a pas été contaminé, entièrement, par la vie sociale, les mœurs actuelles sont un terrible bouillon de culture ! Voici notre garçonne. Elle est sortie de sa double éducation – et de la guerre ! – avec la soif d’émancipation qu’ont tant de femmes, ses sœurs…
– Tant ? Croyez-vous ? La plupart sont résignées à leur chaîne ! Beaucoup, c’est triste à dire, y sont même attachées.
– Qu’importe ! L’élite entraînera la masse. Toutes, elles portent en elles une force bienfaisante, en puissance… Puissance de paix, de justice et de bonté. Force qui s’épanouira !… Comptons pour cela, ma chère amie, sur celles qui ont fait et qui continueront à faire, de plus en plus, leur part de travail, en équivalentes. »
Nous recommandons le visionnage sur Gallica du recueil Le Bonheur du jour, ou Les Grâces à la mode (1925) dans lequel l’artiste George Barbier (1882-1932) semble avoir représenté les différents tableaux de La Garçonne.
Durée : 9h12min