Description
« La plus vive joie du pape était de bénir avant Pâques, le
dimanche de Letare, le dimanche des Roses, la rose d’or, incrustée
de pierreries, qu’il envoyait par ambassade spéciale, à une
reine, une grande dame, une église privilégiée, une ville amie. »
À qui ce bon pape destina-t-il sa rose d’or cette
année-là
?
Leopoldo Alas « Clarín » (1851-1901), est un romancier espagnol
majeur, au style réaliste. Son œuvre-phare est La Regenta
(1884), roman qui offre de nombreuses similitudes avec Madame
Bovary et Anna Karénine. Traducteur de Travail
d’Émile Zola, Clarín est également l’auteur de nombreux essais
et articles de journaux.
Sympathisant de la cause républicaine
et libérale, Leopoldo Alas présente néanmoins une œuvre
paradoxale où recherche de Dieu et Humanisme se côtoient
étroitement.
(Il est intéressant de pouvoir comparer les deux versions pour
constater à quel point la traduction est édulcorée, privant les
lecteurs d’un « pape socialiste » et d’une Reine d’Occident
qualifiée de « Messaline lubrique » !)
Traduction : A. Chevalier (1891).
Durée : 50min
Consulter les versions textes de ce livre
audio : La
Rose d’or, La
Rosa de oro.
Illustration : Giuseppe
Spagna et Pietro Paolo Spagna, Goldene Rose (1818).
Références musicales :
Johann Sebastian Bach, Magnificat
en ré majeur, BWV0243, 01. Magnificat, interprété par les
ensembles Gedächniskirche Chor et Bach Collegium Stuttgart, dirigés
par Helmuth Rilling (1958, domaine public).