Description
Jacques Verdier est un homme tout ce qu’il y a de plus banal, mais
il est poursuivi depuis l’enfance par une douloureuse interrogation
: porte-t-il la mort pour la transmettre, malgré lui, à ceux qu’il
aime ? Tel est le sujet de La Vie meurtrière, un des rares
romans écrits par Félix Vallotton.
Né à Lausanne en 1865, français d’adoption à partir de 1900,
Félix Vallotton fut l’un des artistes majeurs de sa génération
et s’illustra dans différentes disciplines : peinture, sculpture,
gravure sur bois. Il fut également critique d’art, comme son héros
de La Vie meurtrière, roman commencé en 1907, mais qui ne
fut publié qu’en 1927, par Le Mercure de France, après
la mort de l’auteur, survenue en 1925.
« Le talent littéraire de Vallotton était analogue à son
talent de peintre : des lignes fermes et pures, de la froideur
jusqu’au glacial dans de la précision jusqu’à la minutie, un
bel emploi du blanc et noir, aucun ragoût, aucun éclat, de la
véracité calme et cruelle, un grand souci du contour. Mais en
dessous, dans son livre, quelle confession de passion rageuse chez un
homme s’en raillant lui-même ! Quelle sensualité jugée avec une
implacable amertume ! […] Quand je reverrai des Vallotton, je les
regarderai tout autrement que jadis en songeant à La Vie
meurtrière. » (Camille Mauclair. La
Semaine littéraire, Avril 1927)
Une rétrospective de l’œuvre de Félix Vallotton a été
inaugurée en 2013 au Grand-Palais
à Paris. Pour ceux qui n’avons pas eu la
chance de pouvoir visiter cette exposition, il reste la consolation
de pouvoir observer de nombreux tableaux et gravures sur Internet :
Gallica,
la base de données Joconde
des Musées Nationaux, The
Athenaeum et bien sûr Wikimedia
Commons…
Durée : 8h14min
Consulter la version
texte de ce livre audio.
Illustration :
Félix Vallotton, Mon
portrait (1885).
Références musicales :
Robert Schumann, Fünf
Stücke im Volkston (Cinq pièces dans le style populaire), Op. 102 :
III. Nicht schnell, interprété par Mtislav Rostropovitch et
Benjamin Britten (1961, domaine public).